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Fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde aiguë

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LES CAUSES SELON L’AYURVÉDA

1. L’assèchement et l’affaiblissement de l’organisme = Un excès de Vata

Chez les personnes atteintes de fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante ou polyarthrite rhumatoïde (stade aigu avec crises passagères), l’organisme a été progressivement asséché et affaibli.

Comment l’organisme s’est-il asséché et affaibli ?

La stabilité du corps et de l’esprit est assurée par le principe biologique Kapha (les éléments eau et terre) qui crée la structure et assure la cohésion, c’est-à-dire la bonne harmonie et l’union des cellules entre elles. Cette structure se désintègre progressivement à mesure que l’air (Vata) augmente dans le corps. C’est comme si un vent fort venait assécher une terre humide.

Quelles sont les causes de cette sécheresse ?

Le principe biologique Vata est par nature sec, léger, froid, rugueux, subtil et mobile. Il est utile pour le bon fonctionnement du corps. Or, certaines habitudes alimentaires, notre style de vie, notre état mental/émotionnel, etc. peuvent augmenter la sécheresse au-delà des besoins du corps et donc produire un excès de Vata.

Quels sont les effets de cette sécheresse ?

L’excès de Vata s’exprime tout d’abord au niveau de son « lieu de résidence principal », à savoir le côlon. La sécheresse au niveau du côlon est responsable de la constipation, des flatulences, des ballonnements, des bruits intestinaux, de la rigidité et des douleurs abdominales, de douleurs saisissantes et de la rigidité à la base du cou et dans le bas du dos. Comme le mouvement de Vata vers le bas est entravé, il commence à s’inverser. Vata commence alors un voyage ascendant vers l’estomac. Son mouvement anormal vers le haut du corps provoque de l’anxiété, des maux de tête, ainsi que des troubles du sommeil et de la concentration. Dans l’estomac, Vata fera bientôt la rencontre des toxines…

2. Un terrain propice à la formation de toxines

Divers facteurs de cause dans nos habitudes alimentaires, notre mode vie ou notre état mental/émotionnel altèrent notre digestion, ce qui entraîne dans l’estomac une accumulation de substances non digérées. On les appelle « toxines » car contrairement à des substances bien digérées, elles ne peuvent pas être utilisées par le corps pour le construire et le nourrir. Elles vont donc forcément y nuire. Elles s’expriment d’abord par un manque d’appétit, une indigestion, la perte du goût, la soif.

Les principales causes de la création de toxines sont :

Alimentation
  • l’association d’aliments incompatibles au cours d’un même repas (par ex. lait ou crème et pommes de terre ; lait ou crème et fruits de mer, etc.)
  • avoir un appétit/un feu digestif faible depuis longtemps et continuer à manger trop lourd par rapport à cette capacité digestive
  • des aliments lourds à digérer et gras (par ex. fromages, produits laitiers, aliments frits, charcuterie, etc.)
Hygiène de vie
  • un style de vie sédentaire
  • avoir une activité physique immédiatement après avoir consommé des aliments gras
Mental
  • des pensées excessives, le stress, le surmenage

COMMENT S’INSTALLE LA MALADIE ?

Les toxines ont vu le jour dans l’estomac en raison d’un feu digestif faible. Elles y rencontrent l’excès de sécheresse accumulée (Vata). Leur association crée une distension abdominale et ralentit davantage la digestion, ce qui se traduit par des flatulences, des bruits dans les intestins et de la constipation. Elle peut aussi fragiliser les sphincters et les intestins. Dans ce cas, la constipation alterne avec les selles liquides, comme dans la fibromyalgie.

Une fois sortis de l’estomac, les toxines et l’excès de Vata sont absorbés dans le système et se dirigent vers le cœur et les dix artères d’où partent les « canaux » qui transportent le plasma.

De nature collante, visqueuse et humide, les toxines s’agglutinent d’abord sur la paroi des artères, provoquant une faiblesse et une lourdeur du cœur. Elles sont ensuite véhiculées par le plasma dans l’ensemble du corps, où elles obstruent les canaux et entravent le mouvement de Vata, ce qui se manifeste par des signaux d’alarme.

Les signaux d’alarme

Fatigue physique et mentale, lourdeur, faiblesse, lassitude, fièvre, douleurs partout dans le corps et rigidité, davantage marquée le matin ou après des périodes d’inactivité car il s’agit de moments où le principe biologique Kapha, qui possède également des propriétés lourdes et collantes, augmente naturellement dans le corps. Une sécheresse excessive dans le premier tissu se traduit par une sensibilité au bruit ou des acouphènes.

Il est important de prendre ces signaux d’alarme au sérieux car c’est le meilleur moment pour agir et inverser le processus pathologique AVANT que le facteur rhumatoïde, le taux de CRP (protéine C-réactive) ou la vitesse de sédimentation soient élevés dans le sang, ou tout simplement AVANT que le processus pathologique évolue vers la forme complète de la maladie.

Que se passe-t-il si on ignore les signaux d’alarme et si on conserve les facteurs de cause ?

Les toxines et l’excès de Vata poursuivent leur voyage à la recherche de lieux faibles pour s’y installer. Ils finissent par élire domicile :

  • soit dans les muscles et tendons principalement (mais aussi dans la colonne vertébrale, les hanches, le bas du dos, la nuque, les épaules).

C’est le cas de la FIBROMYALGIE. Les toxines empêchent la libre circulation de Vata (les impulsions nerveuses), ce qui cause des douleurs et la rigidité des muscles et tendons. Les symptômes deviennent chroniques. D’autre part, comme Vata a déjà été aggravé indépendamment depuis longtemps, il a asséché la couche protectrice des nerfs, ce qui altère la conduction nerveuse et entraîne fourmillements, picotements, jambes sans repos, spasmes et sensations de brûlure.

  • soit dans les articulations principalement (sacrum, mains, poignets, pieds, épaules, coudes, nuque, mâchoires, hanches, chevilles).

C’est le cas de la SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE et de la POLYARTHRITE RHUMATOÏDE (STADE AIGU). Comme les articulations sont composées d’un enchevêtrement de nombreux canaux subtils, les toxines peuvent facilement s’y accumuler, ce qui entrave le mouvement de Vata et provoque des douleurs articulaires qui pincent. Il est décrit dans les textes que les douleurs sont similaires à une piqûre de scorpion. Les articulations sont également enflées et rigides.

Les symptômes surviennent par poussées. Si rien n’est entrepris pour inverser le processus pathologique ou éviter les causes, les crises seront plus fréquentes ou plus longues. À chaque fois qu’une cause sera prédominante dans la vie de la personne, elle pourra suffire à déclencher une crise. Par exemple, en cas de repas trop lourd, les toxines s’accumulent et entravent le mouvement de Vata, ce qui augmente la douleur. Ou en cas de stress ou de crise d’angoisse, le flux de pensées augmente, il y a donc un excès de mouvement. Vata augmente dans son périmètre limité par les toxines, il pousse pour s’en libérer : la douleur s’accroît.

Autres symptômes et complications

Selon le stade d’évolution et la prédominance des Doshas affectés, ce processus pathologique est également responsable des symptômes suivants : salivation excessive, vomissements, sensations de brûlure, vertiges, syncope, urination excessive et sensation de resserrement au niveau du cœur. Il peut entraîner des complications sévères comme le rhumatisme cardiaque en raison de l’accumulation de toxines au niveau du cœur, la constriction du corps et la paralysie.

LA PRISE EN CHARGE AYURVÉDIQUE

Étape n°1 : Éviter les causes

Selon l’Ayurvéda, la suppression des causes d’une maladie permet déjà de la soigner à moitié (pour les maladies dont le pronostic est bon ou gérable) car cela freine sa progression. Même si le facteur génétique peut être présent, il n’est pas le seul responsable du développement de la maladie. Pour optimiser votre santé, je vous propose d’éliminer progressivement les causes alimentaires, mentales/émotionnelles et de style de vie en suivant un programme thérapeutique individualisé.

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→ Éviter les causes des toxines = Ôter l’obstacle

Bénéfices :

      • Vous cessez de créer des toxines dans votre estomac
      • Vous digérez mieux
      • Votre appétit augmente
      • Vous freinez l’évolution de la maladie
      • Les symptômes digestifs, la fatigue, la rigidité et les douleurs commencent à s’atténuer
→ Éviter les causes qui augmentent la sécheresse (Vata)

Bénéfices :

      • Diminution des douleurs
      • Apaisement du mental

Photo by Hasan Albari

Étape n° 2 : Relancer le feu digestif et brûler les toxines

On intervient avec :

→ des compléments alimentaires qui visent à raviver le feu digestif et à brûler les toxines.

Bénéfices :

    • L’appétit augmente
    • Vous digérez mieux
    • Il n’y a plus de toxines dans l’estomac
    • La durée et la fréquence des poussées diminuent
    • La fièvre, les douleurs, la fatigue et la rigidité s’estompent.

→ des soins externes d’application de vapeur (par ex. Pinda Sveda) qui visent à dilater les canaux du corps pour chasser les toxines incrustées et permettre à Vata de mieux circuler.

Bénéfices :

    • Diminution de l’inflammation, des gonflements, de la rigidité et des douleurs
    • Assouplissement du corps
    • Amélioration de la digestion et du métabolisme

Étape n°3 : Diminuer la sécheresse et régénérer l’organisme

On intervient avec :

des compléments alimentaires qui visent à rediriger Vata dans la bonne direction et à le diminuer.

Bénéfices :

    • Disparition de la constipation, des flatulences, des éventuels maux de tête
    • Diminution des douleurs cardiaques
    • Apaisement du mental (diminution de l’anxiété)
    • Amélioration du sommeil
    • Regain d’énergie
    • Augmentation de l’immunité

→ des soins externes nourrissants comme des massages à l’huile (Abhyanga) suivis d’une sudation avec des pochons (Pinda Sveda)

Bénéfices :

    • Diminution de la fatigue, de l’anxiété, de la rigidité et des douleurs articulaires et musculaires
    • Assouplissement et régénération du corps
    • Sensation de bien-être
    • Amélioration du sommeil
    • Apaisement du système nerveux

Voir l’étude clinique publiée en 2011 dans la revue américaine : « Journal of Clinical Rheumatology » sur la comparaison entre la médecine ayurvédique, le méthotrexate et leur association, dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde :

Résumé de l’étude https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21617554

Étude complète : http://www.samayurveda.com/Images/UploadImage/Pdf/pdf_116201334011PM.pdf